Le programme du parti grec Drachma 5: le retour de la drachme

Τετ, 05/06/2013 - 13:30

Début mai, un nouveau parti grec, formé par le professeur d’économie Theodoros Katsanevas et baptisé « Mouvement démocratique grec cinq étoiles », ou « Drachma 5 », prône un retour à l’ancienne monnaie grecque.

La formation d'un nouveau parti politique grec, avec pour principal point programmatique l'abandon de l'euro et le retour à la drachme, a été approuvée par la Cour suprême grecque. Ce nouveau parti, le « Mouvement démocratique grec cinq étoiles », ou « Drachma 5 », défend cinq principes fondamentaux : le non-respect du Memorandum de la troïka, le retour à la drachme, le développement autonome, la dignité nationale et la justice sociale.

Une alliance avec les pays du sud de l’Europe

Dans un manifeste de deux pages, le parti déclare qu’il « coopère avec les instances politiques, les mouvements, les initiatives et les particuliers, en mettant l'accent sur ​​le retour à la monnaie nationale et à cet effet soulève la question du référendum ».

Le nouveau parti politique promeut aussi la coopération aux niveaux européen et international, dans le but de constituer une alliance des pays du sud de l'Europe : il propose ainsi la formation d’une alliance entre l’Italie, l’Espagne, le Portugal, Chypre et la Grèce pour une sortie de l’euro.

« Le socialisme patriotique à visage humain »

« Le parti Drachma 5 est représenté par des citoyens actifs de tous les domaines professionnels et politiques, par des gens qui n'ont aucune implication dans la servitude au Memorandum. Il est l’expression d'un socialisme patriotique à visage humain, qui s'appuie sur la solidarité sociale, l'efficacité, l'honnêteté, la transparence et la méritocratie, sur une sensibilité à l'environnement et aux citoyens non-privilégiés, engagés dans le développement autonome du pays dans la production nationale, et sur la fin de la servitude aux prêts », poursuit le manifeste.

Une séparation des banques

Le parti appelle également à rejeter le « capitalisme de casino », grâce au « contrôle du système bancaire, des flux de capitaux et des transactions spéculatives », ainsi qu’à une « séparation entre les banques commerciales et les banques d’investissement ». Il propose enfin la création d’une banque d’investissement « pour la diaspora grecque et les amis du pays », tout en préservant la Banque de Grèce et maintenant la Banque nationale sous le contrôle du gouvernement.

Le manifeste a été signé par 25 membres fondateurs du parti – professeurs, économistes, hommes d’affaires et journalistes –, dont Theodoros Katsanevas, professeur d’économie à l’Université du Pirée, qui a également siégé au Parlement grec.

 

JOL Press